Deutsche Welle | Au Cameroun, les entretiens préparatifs pour dialogue annoncé le 10 septembre par le président Paul Biya ont démarré. Le défenseur des droits humains Félix Agbor Balla fait partie des personnes consultées.

Il est l’un de ceux qui avaient lancé les grèves d’enseignants et d’avocats en octobre 2016 contre un système qui marginalise, selon eux, les anglophones. L’avocat et défenseur des droits humains Félix Agbor Balla est l’un des personnages écoutés par le Premier ministre John Dion Nguté en vue de préparer le Grand dialogue national qui doit démarrer lundi (30.09.2019) à Yaoundé.

Au micro de Dirke Köpp, il revient sur les demandes qu’il a présentées au Premier ministre comme l’invitation des séparatistes à ce dialogue, la libération des personnes emprisonnées ou encore la décentralisation.

Le gouvernement camerounais a justement confirmé jeudi (26.09.2019) avoir envoyé des invitations à 16 leaders sécessionnistes exilés à l’étranger pour participer au dialogue qui doit démarrer lundi à Yaoundé. On y retrouve d’éminents chefs de groupes armés, comme Ebenezer Akwanga et Cho Ayaba, qui ont tous deux annoncé leur refus de participer à ce dialogue.

Ils accusent le pouvoir de vouloir jeter “de la poudre aux yeux à la communauté internationale plutôt que de trouver une solution complète et durable” au conflit qui déchire le pays depuis deux ans.

Une des figures séparatistes les plus influentes sur internet, Mark Bareta, a toutefois posté son invitation sur sa page Facebook. Sans annoncer s’il acceptait l’invitation, il a seulement commenté: “oh Seigneur, les tentations viennent de toute part”.

Les séparatistes plus modérés ont généralement posé comme préalable à l’ouverture de toute discussion avec le pouvoir central la libération de tous les détenus de la crise anglophone et le retrait de l’armée dans les deux régions anglophones.

Avec agences

Fonte: https://www.cameroononline.org/pas-de-sujet-tabou-au-grand-dialogue-national/

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